C’EST TOUJOURS NON AUX OGM ! Pique-nique
Depuis l’arrêt de la Cour de Justice européenne en 2018, les institutions européennes, avec l’appui des
multinationales de l’agro-industrie travaillent sur un projet visant à déréglementer les OGM issus des nouvelles
techniques de modification génétique qu’ils appellent NTG (Nouvelles Techniques Génomiques / NGT en
anglais). Le choix de nommer ces nouveaux OGM : NTG, n’est pas anodin. En occultant l’acronyme OGM
(Organisme Génétiquement Modifié) on fait « disparaître » l’OGM lui-même et on cherche à donner une fausse
respectabilité à ces organismes !
Or ces OGM-NTG sont bel et bien des OGM puisqu’il y a modification génétique qui ne s’effectue pas
naturellement par multiplication ou recombinaison naturelle, telle que définie au niveau européen.
La déréglementation de ces OGM-NTG imposerait de les considérer comme équivalents des organismes existant
naturellement ou obtenus par sélection conventionnelle, et ce, sur des critères dits scientifiques mais qui ne le
sont pas !
Ces OGM issus des nouvelles techniques génomiques seraient, in fine, brevetables si ce nouveau règlement
était appliqué. Cela est incohérent et contradictoire, vu la prétendue équivalence avec les organismes naturels,
ceux-ci n’étant pas brevetables !
Cette équivalence proclamée entraînerait l’absence d’évaluation, de traçabilité et d’étiquetage. Les filières non
OGM et / ou bio devront mettre en place des modalités coûteuses pour se protéger.
Les semences paysannes et conventionnelles pourraient être privatisées par le brevetage des gènes naturels et les
paysans, dont les champs auront été contaminés par ces OGM issus des NTG, seraient condamnés à payer des
royalties aux 5 entreprises multinationales dominant ce marché. Leurs droits sur les semences seraient donc
foulés aux pieds !
Le principe de précaution ne serait plus appliqué et le droit des peuples à une alimentation non OGM,
bafoué.
Les conséquences sur tous les écosystèmes seraient irréversibles créant des déséquilibres et une perte
accrue de la biodiversité.
Cerise sur le gâteau : les états membres seraient obligés d’appliquer à la lettre ce règlement.
Comment peut on en arriver à de telles conséquences ? En partie parce que les décisions de notre organisation
démocratique ne sont pas légitimes. En effet, le lobbying industriel autorisé et exacerbé fausse complètement
les objectifs de protection de la population et de la nature.
Les enjeux internes des partis politiques empêchent aussi les débats constructifs basés sur les études
indépendantes. Les scientifiques et la société civile attentive sont en colère de ne jamais être entendus. Et pour
cause, la population n’a pas de pouvoir décisionnel !
Nous proposons des outils de démocratie directe pour reprendre le pouvoir sur les affaires de toutes et tous.
Le collectif des Faucheuses et Faucheurs Volontaires d’OGM bzh
s’oppose à cette déréglementation et appelle à modifier nos outils démocratiques
pour ne plus déléguer notre pouvoir aux entreprises.
Les OGM c’est NON, NON et toujours NON !